Retours d'expérience RH  Publié le 06/02/2020

Expérience collaborateur : quels outils mettre en place pour l’améliorer ?

Dans un contexte de volatilité des compétences, repenser la relation employeur-collaborateur peut s’avérer être une stratégie pertinente. Pour les fidéliser, les entreprises revoient leur “expérience collaborateur”, à savoir le parcours vécu par le salarié lors de son premier jour (recrutement) à son dernier contact avec l’entreprise (le départ). En effet, ce sujet est devenu une priorité pour les professionnels RH : 71 % d’entre eux la considèrent comme stratégique (1). Comment la rendre plus positive et impactante ? Divers outils digitaux permettent la mise en place d’une meilleure expérience collaborateur. Voici nos suggestions.

L’expérience collaborateur : définition et leviers d’actions


L’expérience collaborateur regroupe toutes les interactions vécues par le salarié au sein de l’entreprise. Pour l’améliorer, il faudrait donc agir sur les principaux moments clés qu’il vit professionnellement : recrutement, intégration (onboarding), environnement de travail (conditions, outils, etc.), relations managériales, évolution, interactions quotidiennes en équipe, etc.

Pas si simple ? Y réfléchir (et agir) est pourtant incontournable aujourd’hui alors que le désengagement sévit au sein des organisations françaises et que 3/4 des entreprises se heurtent à des difficultés de recrutement. Rappelons-le, des salariés engagés, c’est 37% d’absentéisme en moins… et une baisse entre 25% et 65% du turn-over (2) !

Pour transformer durablement la relation entreprise/salariés, il faudrait, idéalement, lancer plusieurs “chantiers” : processus internes, outils de travail, management, organisation, environnement, etc. Un vaste projet RH qui n’est pas évident à prioriser, surtout en PME. Miser sur le digital s’avère très pertinent et efficace car les outils numériques, loin d’être “gadget”, transforment considérablement le quotidien des collaborateurs.

Améliorer votre expérience collaborateur : 3 outils numériques à prioriser


1/ SIRH & chatbot : fluidifier la gestion des demandes RH

L’optimisation de toutes les demandes salariés peut avoir un impact positif notoire sur leur quotidien. En effet, une mauvaise prise en charge des services administratifs « de base » (gestion de la paie, demande de congés/RTT, note de frais, demande de formation, télétravail jusqu’au suivi de carrière (entretiens, mobilité), etc.) demeure un des irritants majeurs. Ainsi, la mise en place d’un SIRH, type portail collaborateur, facilite les démarches RH et personnalise la relation employeur/salarié. Son avantage principal est de pouvoir gérer l’historique et la situation de chaque salarié afin de répondre aux demandes ou cas individuels.

Comment cela fonctionne ? Il s’agit de mettre à disposition des salariés une plateforme facilement accessible disposant des informations RH clés de votre entreprise. Celle-ci doit aussi offrir une expérience utilisateur simplifiée : un processus de gestion des demandes efficace et un temps de réponse limité. Pour aller plus loin, certaines entreprises optent également pour des “chatbots” RH. Cette technologie conversationnelle permet à un employé d’utiliser son smartphone ou son PC pour obtenir des réponses rapides à ses questionnements RH.

Indirectement, Lumio s’inscrit dans cette approche. C’est une « aide en ligne intelligente » à destination des équipes RH qui a été développée par les Éditions Tissot. Elle permet de réaliser et de suivre l’ensemble des procédures et démarches RH pour les TPE-PME. Grâce à un assistant conversationnel, le responsable RH est guidé à chaque étape clé grâce à des contenus juridiques fiables et régulièrement mis à jour. Un gain de temps pour tous et, surtout, une conformité garantie avec la réglementation.

2/ Réseau social d’entreprise (RSE) : améliorer la communication interne

L’objectif du RSE est de faciliter la communication transversale entre les différents départements et de renforcer la communication interne. Les fonctionnalités d’un réseau social d’entreprise se rapprochent de celles des réseaux sociaux « traditionnels » (Facebook, Twitter, LinkedInd, etc.). Il remplace la communication institutionnelle souvent taxée de trop “descendante” ou “lisse”. En effet, plus efficace que l’intranet et la newsletter, le RSE permet de solliciter les avis des salariés, les faire réagir instantanément mais aussi participer aux sujets clés de l’entreprise (stratégie, innovation, etc.).

Un peu comme Facebook ou Twitter, les salariés disposent d’un profil et ont accès au fil d’actualité de l’entreprise. Ainsi, les informations circulent et se partagent de manière virale et fluide. Ces derniers peuvent, également, émettre une information ou lancer une discussion au sein de groupes spécifiques ou auprès de l’ensemble de l’entreprise. Une marque de reconnaissance à fort impact dans leur expérience collaborateur : rappelons-le, 90% des salariés estiment qu’ils devraient être consultés dans l’élaboration de la stratégie de leur entreprise. Or ils sont seulement 25% à être satisfaits de l’attention portée à leur opinion (3).

3/ Les outils connectés et collaboratifs : pour un nouvel espace de travail

L’expérience collaborateur, c’est aussi le cadre de travail : plus de 9 actifs sur 10 estiment que le lieu de travail joue un rôle central pour leur bien-être (4). Il repose sur les bureaux, certes, mais également sur des outils de travail simples, mobiles et collaboratifs. En effet, ceux-ci doivent répondre aux nouveaux modes de travail à la fois, plus “nomades” (télétravail) et plus collaboratifs, avec, notamment, la possibilité d’y accéder à distance et à tout moment.

Quels outils collaboratifs utiliser ? Trello, Slack, Klaxon, Asana, etc. Ces technologies en mode Saas (aucune installation en interne requise) contribuent à gommer la verticalité au sein des équipes. Chacun peut plus facilement collaborer à un projet grâce à une vision globale des étapes clés, un accès aux différents échanges en cours et une communication instantanée au sein des équipes impliquées.

En gommant ainsi les silos, vous tendez vers un mode de collaboration plus participatif, facteur d’innovation et de motivation. Surtout auprès des nouvelles générations : 65% des Millennials (5) estiment que les méthodes de travail traditionnelles (descendantes, pyramidales, rigides) les empêchent de développer leur potentiel.

Auteur : Laure Girardot

Sources :
(1) Baromètre Parlons RH 2018
(2) Étude Gallup
(3) Selon l’étude BVA-bluenove décembre 2018 intitulée Baromètre sur l’intelligence collective massive : où en sont les entreprises ?
(4) Étude de L’observatoire Actineo
(5) Environnement de travail dans lequel la hiérarchie est au centre. Les méthodes traditionnelles sont caractérisées par leur formalisme : Étude PWC, « The future of work to 2030 », 2017





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